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lunedì 20 settembre 2010

Frances

Proposition de grève générale des travailleurs
Pour les droits des immigrés. 29 Octobre 2010.



Aux travailleuses et travailleurs italiens.
Aux délégués Rsu, Rsa.
A la direction de la C.G.I.L.
Aux camarades et aux dirigeants des Syndicats de base.
Aux femmes et aux hommes immigrés en Italie.

Aujourd’hui nous sommes tous d’accord pour convenir que lutter pour les droits des travailleurs immigrés revient à lutter pour les droits des travailleurs italiens.
Les patrons se sont servis de la force de travail des immigrés comme chantage permanent pour revenir sur vos droits, acquis au fil des années d’organisation et de lutte.
Les lois sur l’immigration promulguées jusqu’à présent sont des normes créées ad hoc par les patrons pour réguler, en leur faveur, le marché de la main d’oeuvre. Le “contrat de séjour” n’est autre que la base de ce chantage légalisé.
La loi Turco-Napolitano, point de départ de la loi Bossi-Fini, a inauguré cette série de “lois-chantage”, c’est-à-dire des lois qui ont tout fait pour compliquer notre séjour dans ce pays, avec un gel des salaires et un durcissement de nos conditions de travail, au détriment de la sécurité et des droits sociaux.
Le “paquet Sécurité” - qui a bouclé la boucle-, criminalise les travailleurs en situation irrégulière.
Les patrons veulent la précarité pour tous, ils laminent les droits des travailleurs et délocalisent les productions à l’extérieur. Les gouvernements se font les gérants des intérêts généraux des pouvoirs forts.
Les lois des dernières vingt années ont détruit les régimes de retraite : les contrats Co.co.co. sont une de ces inventions qui ont miné la stabilité du travail et ont offert des abattements au détriment de l'INPS.
Aujourd’hui, c’est l’heure des comptes.
Ces comptes de la crise mondiale du capitalime, ils veulent nous les faire payer, à nous. Travailleurs italiens et immigrés.
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Dernièrement, les luttent ne paient pas, elles ne modifient pas d’une virgule les lois qu’elles contestent, elles ne changent pas les décisions des gouvernements, du gouvernement italien moins encore que des autres.
Mais cela s’explique parce que ces luttes, en tout cas jusqu’à présent, n’ont pas été unitaires.
Les divisions ne font que favoriser le Pouvoir, qui fait d’ailleurs tout pour diviser les travailleurs.
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Nous avons déjà agi contre cette tendance à la division.
Par exemple, les revendications que les associations des travailleurs immigrés ont soutenu avec les organisations anti-racistes, ont été unitaires, même si limitées à quelques thèmes: le 17 octobre 2009, sur la base d’une plateforme partagée, la CGIL a défilé avec les syndicats de base et les associations d’immigrés.
Du 8 au 10 janvier 2010, les saisonniers immigrés de Rosarno ont répondu avec dignité à l’exploitation (notamment par la Camorre), en nous montrant à tous qu’en réalité l’unité et la lutte sont des instruments toujours à portée de main des ouvriers contre le capital.
Le premier mars 2010, la “journée sans immigrés”, une initiative née sur facebook qui risquait d’être une ennième manifestation folckloriste, grâce à la participation des immigrés et des Italiens unis pour revendiquer les droits de tous, s’est en fait transformée en une importante journée de lutte: usines à l’arrêt à Brescia, grève sociale dans des dizaines de villes, grève des achats, rideaux baissés et enfants à la maison.
Mais il est possible de faire plus.

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Nous croyons que les conditions pour lutter ensemble, Italiens et immigrés, sont réunies, et nous ne pensons pas qu’il y puisse y avoir qui que ce soit pour croire encore à la fable de la chasse à l’étranger racontée par Berlusconi et Bossi. Nous ne voulons pas le croire. Nous sommes prêts à lutter pour le droit au logement, au travail, à la santé, à l’école pour tous. Nous sommes disposés à demander ENSEMBLE une loi d’amnestie pour les factures non payées de gaz, d’électricité et d’eau, tout comme les amendes dans le bus, le tram ou le métro.
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Nous proposons de faire une GREVE DE TOUS LES TRAVAILLEURS POUR LES DROITS DES IMMIGRES le 29 octobre 2010.
Bien évidemment, nous savons que nous ne pouvons pas la convoquer seuls.
Cette lettre ouverte entend faire comprendre l’urgence étant donné les très graves conditions de vie en Italie, de la souffrance de tous nos frères et soeurs qui n’ont toujours pas obtenu leur permis de séjour et la nécessité de ramener à la maison des résultats concrets.

Voici donc les points à défendre, comme plate-forme de lutte:

1.- Permis de séjour (en vue d’un contrat de travail) pour toute personne qui a fait la demande de régularisation en tant qu’employé de maison ou aide à domicile, dans le cadre de l’opération de régularisation massive du gouvernement qui s’est révélée être une escroquerie.

2.- Allongement du permis de séjour, pour toute personne qui a perdu le travail ou ne remplissant plus les condtions requises, suite à la crise économique.

3.- Application de la directive 2009/52/CE du parlement Européen et du Conseil, du 18 juin 2009, P/Séjour pour toute personne dénonçant l’employeur au noir ou toute condition de surexploitation.

4.- Création d’une loi garantissant le DROIT D’ASILE, sur la base de l’art. 14 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et de l’art. 1 de la Convention de Genève sur les réfugiés, annulant les refoulements en mer des clandestins et les accords bilatéraux d’expulsion.

5.- Droit de vote à aux immigrés qui vivent en Italie régulièrement depuis plus de 5 ans.

6.- Droit à la citoyenneté pour toute personne née ou qui grandit en Italie.


L'unité fait la force, les droits sont notre lutte

Edgar Galiano.
Coordinateur Général

Sidiqque Nure Alam (Bachcu) Président
Rome, 29 Juillet 2010

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